Cette analyse menée par AVS en 2024‑2025 met en lumière l’ampleur et la complexité des violences basées sur le genre dans les régions de Tombouctou et Taoudenni, fortement affectées par les conflits armés, les déplacements et les effets du changement climatique. L’étude, réalisée auprès de 225 personnes dans cinq localités, révèle une prévalence élevée des VBG, notamment les mariages forcés, la violence domestique et les agressions sexuelles. Les femmes, les filles, les personnes déplacées et les ménages hôtes sont les plus exposés.
Les résultats montrent également la persistance de pratiques traditionnelles néfastes, un accès très limité aux services de prise en charge, l’absence de centres spécialisés (One Stop Centers) et une faible connaissance des mécanismes de référencement. Les impacts du changement climatique, la raréfaction des ressources, mobilité contrainte, insécurité aggravent les risques de violences et la vulnérabilité des femmes et des filles.
L’étude souligne l’urgence de renforcer les mécanismes de protection, d’améliorer l’accès aux services essentiels, de sensibiliser les communautés et de développer des réponses adaptées aux réalités locales pour réduire durablement les VBG dans ces zones désertiques.
